Aller au contenu principal
Lire le magazine
Philosophie Magazine
S’abonner Boutique Newsletters
  • Le Fil
  • Les Grandes Idées
  • Les Philosophes
  • L’Expresso
  • Philonomist
  • Philolive
S’abonner Boutique
  • Le Fil
  • Les Grandes Idées
  • Les Philosophes
  • L’Expresso
  • Philonomist
  • Philolive
Se connecter Rechercher
Philosophie magazine n°178 - mars 2024

Avril 2024

Philosophie Magazine #178

Comment cultiver la bonne humeur ?
Acheter ce numéro
  • Magazine
  • Dossiers
  • Concepts
  • Citations
  • Agenda
  • Livres
  • Bac Philo
Suivez-nous
  • Bluesky
  • Facebook
  • Instagram
  • Linkedin
  • Threads
  • X

Valéry Giscard d’Estaing en visite d’État en Guinée, le 21 décembre 1978. © Georges Bendrihem/AFP

Entretien

François Dosse : “La période giscardienne n’est portée par aucun imaginaire”

François Dosse, propos recueillis par Octave Larmagnac-Matheron, publié le 03 décembre 2020 5 min

François Dosse n’est pas un nostalgique des années Giscard, loin de là. Selon lui, la présidence qui se voulait avant tout « moderne » de Valéry Giscard d’Estaing a effectivement réussi à l’être, moderne – mais dans tous les mauvais sens du terme. Un futur qui s’obscurcit, des crises à répétition, un passé qui se transforme en patrimoine inerte… Finie l’utopie, vive la gestion ! Et pour l’historien des idées, le plus déplorable, c’est que quarante ans après, nous sommes probablement toujours englués dans l’héritage fâcheux de cette gouvernance. VGE no future ?

 

Valéry Giscard d’Estaing voulait incarner « une ère nouvelle de la politique française » lors de son mandat, selon ses propres mots. A-t-il réussi ?

François Dosse : Giscard marque, inévitablement, une rupture, dans la simple mesure où son ascension correspond à la fin du gaullisme et de la droite résistante. Il doit en partie son succès politique à l’émergence de certains courants de la « Nouvelle Droite », une droite décomplexée qui n’a pas du tout la même base idéologique que le gaullisme, une droite « orléaniste », libérale, qui prend ses distances avec la droite « bonapartiste », autoritaire, pour reprendre les catégories de l’historien René Rémond. Cela étant, sur le plan de l’exercice du pouvoir, Giscard conserve une pratique très personnelle et présidentielle, assez classique en somme. Un pouvoir sans doute un peu loin, ritualisé, et un peu plus démagogique sans doute – on se souviendra que Giscard cherchait, justement, à avoir l’air proche des Français, et s’invitait à dîner chez eux. Mais son pouvoir demeure en réalité très vertical et présidentiel, au sens traditionnel du terme. Il y a néanmoins une différence fondamentale avec de Gaulle : Giscard n’est pas un héros, mais un technocrate. Il se coule sans héroïsme dans les institutions. « Il ne sait pas que l’histoire est tragique », glissait le philosophe Raymond Aron à son propos. Il se contente de faire fonctionner les institutions – et montre, d’ailleurs, que ces institutions de la Cinquième République peuvent très bien fonctionner sans de Gaulle. 

Cet article est réservé aux abonnés
Pour lire la suite, abonnez-vous ou connectez-vous si vous êtes abonné.
Les concepts liés à cet article
Devenir
Dialectique
Études postcoloniales
Fait
Temps
Voir tout le lexique
Expresso : les parcours interactifs
Pourquoi lui, pourquoi elle ?
Comment expliquer nos choix amoureux ? Faut-il se fier au proverbe « qui se ressemble, s'assemble », ou doit-on estimer à l'inverse que « les opposés s'attirent » ? La sociologie de Bourdieu et la philosophie de Jankélévitch nous éclairent.
Découvrir Tous les Expresso
Sur le même sujet
Article
6 min
François Dosse: “l'exister et le penser”
François Dosse 18 novembre 2015

La quatrième édition du Festival Mode d’Emploi organisé par la Villa Gillet, se tiendra du 16 au 29 novembre 2015. Voici en avant-première le texte proposé par François Dosse, qui interviendra lors de la table-ronde intitulée “La vie à…


Article
4 min
L’énigme Valéry
Victorine de Oliveira 04 juillet 2018

Il a été le modèle de toute une génération de poètes et de romanciers, avant de sombrer quelque peu dans l’oubli. Trop officiel, pas assez maudit, Valéry ? Son œuvre dresse un portrait plus complexe que cela.


Article
10 min
Benoît Peeters. “Paul Valéry est un excitant pour l’esprit”
Victorine de Oliveira 04 juillet 2018

Plus encore que poète, essayiste ou philosophe, Paul Valéry est un professionnel de l’intelligence. Il l’exerce sur des objets aussi divers que le corps, le destin des nations ou le langage. Une profusion qui a su stimuler un autre…


Bac philo
2 min
L’histoire
Nicolas Tenaillon 01 août 2012

On peut donner deux sens au mot histoire : ce que l’homme a vécu, et le récit qu’il en fait. En tant que récit, l’histoire suppose l’écriture, dont l’invention marque le passage de la préhistoire à l’histoire. Tournée vers le passé,…


Dialogue
12 min
François Cusset-Nathalie Heinich : désaccords majeurs
Alexandre Lacroix 01 juin 2023

Lorsqu’on n’est d’accord sur rien, peut-on se parler quand même ? Pour le savoir, nous avons réuni la sociologue Nathalie Heinich et l…

François Cusset-Nathalie Heinich : comment dialoguer quand on n'est d'accord sur rien ?

Dialogue
13 min
François Chérèque, Toni Negri. Métro, boulot, bobo
Martin Legros 19 janvier 2012

[Actualisation : François Chérèque, ancien leader de la CFDT, est mort le lundi 2 janvier 2017] Et si, contrairement à une idée reçue, le problème…

François Chérèque, Toni Negri. Métro, boulot, bobo

Article
2 min
L’ultime passe d’âme d’Hayao Miyazaki
Martin Legros 23 janvier 2014

Dans Le vent se lève, son dernier opus, le cinéaste japonais s’interroge sur les responsabilités de l’artiste lors de périodes troublées, dans les…

L’ultime passe d’âme d’Hayao Miyazaki

Le fil
9 min
François Dosse : “Les apports de l’université de Vincennes sont sérieux et nombreux, bien au-delà du folklore”
Frédéric Manzini 19 janvier 2024

Elle est rapidement devenue une légende, détestée des uns, adulée des autres : l’université de Vincennes, créée en 1968, a laissé un souvenir durable à…

François Dosse : “Les apports de l’université de Vincennes sont sérieux et nombreux, bien au-delà du folklore”

À Lire aussi
L’esclavage naît-il du racisme… ou l’inverse ?
L’esclavage naît-il du racisme… ou l’inverse ?
Par Philippe Garnier
décembre 2021
Romain Lucazeau : “Plutôt que d’imaginer l’avenir, la science-fiction s’adresse à nos peurs”
Romain Lucazeau : “Plutôt que d’imaginer l’avenir, la science-fiction s’adresse à nos peurs”
Par Nicolas Gastineau
octobre 2021
François Jullien : “La Chine est un dépaysement de l’esprit”
François Jullien : “La Chine est un dépaysement de l’esprit”
Par Nicolas Truong
septembre 2006
  1. Accueil-Le Fil
  2. Articles
  3. François Dosse : “La période giscardienne n’est portée par aucun imaginaire”
Philosophie magazine n°178 - mars 2024

Avril 2024

Philosophie Magazine #178

Comment cultiver la bonne humeur ?
Voir tous les numéros
Informations
  • À propos
  • Philosophie magazine Éditeur
  • Contributeurs
  • CGU/CGV
  • Contact
  • Contact
  • FAQ
  • Mentions légales
  • Publicité
  • Votre avis nous intéresse
Suivez-nous
  • Bluesky
  • Facebook
  • Instagram
  • Linkedin
  • Threads
  • X