Avril 2024
Philosophie Magazine #178
Depuis son entrée en fonctions le 20 janvier dernier, le président américain Joe Biden a multiplié les annonces de programmes ambitieux pour lutter contre les conséquences de la pandémie sur le territoire américain. Le 28 mai, il a ainsi présenté les grandes lignes de sa politique budgétaire pour les prochaines années, qui prévoient la plus forte hausse des dépenses publiques depuis la Seconde Guerre mondiale. Ces programmes lui ont valu l’image médiatique flatteuse d’un président « transformationnel » qui renoue avec un fort volontarisme étatique – mais pour autant, ceux-ci n’éliminent pas tout débat interne au camp des démocrates. Si une partie de son aile gauche estime qu’il pourrait aller plus loin, d’autres voix considèrent que sa rhétorique met trop l’accent sur la gestion du déficit et la recherche de nouvelles sources de financement. Et Biden d’être accusé de sacrifier au « mythe du déficit », titre de l’ouvrage très remarqué de l’économiste Stephanie Kelton, dont la traduction vient tout juste d’être publiée en France.
Traduit de l’anglais par P. Chemla, Le Mythe du déficit. La théorie moderne de la monnaie et la naissance de l’économie du peuple, de Stephanie Kelton, vient d’être publié aux Éditions Les Liens qui libèrent. 368 p., 23,50€ en édition physique, 17,99€ en version numérique, disponible ici.
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