Avril 2024
Philosophie Magazine #178
Les racines ? Nombreux sont ceux qui vont profiter des vacances pour retrouver les leurs, en rendant visite à une partie de la famille qu’ils n’avaient pas vue depuis longtemps ou en retournant dans leur maison d’enfance (à la campagne ou au bled) le temps d’un été. C’est également l’importance que les racines revêtent pour nous que souligne Simone Weil dans un livre surprenant, L’Enracinement, que la jeune femme a rédigé en 1943 alors qu’elle est réfugiée à Londres au sein de la France libre. Une lecture idéale si vous êtes en quête de racines – ou trouvez au contraire votre bonheur dans le déracinement.
Initialement paru en 1949, L’Enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain, de Simone Weil, est toujours au catalogue des Éditions Gallimard. 348 p., 8,90€, disponible ici.
Simone Weil et Simone de Beauvoir se connaissaient mais ne se supportaient pas. Un antagonisme révélé par Les Visionnaires, nouveau livre de l’ex…
Chez Weil, le concept d’enracinement est lié à celui du passé. Il ne faut pas y voir une posture réactionnaire mais l’affirmation d’une tradition et d’une communauté au sein desquelles l’action est possible.
Selon le géographe Michel Lussault, Simone Weil a eu cette intuition géniale que l’ancrage dans un territoire n’est pas uniquement fonctionnel : il permet à l’individu de se forger en être parlant et agissant, et de trouver ses marques…
Dans son adresse au Congrès, lundi 3 juillet, le président de la République Emmanuel Macron a cité Simone Weil pour défendre l‘“effectivité” de…
Durant sa courte vie, Simone Weil n’a cessé de se confronter, physiquement et intellectuellement, au problème du mal et de la souffrance. Sa philosophie, pourtant, reste teintée d’espoir : tout dans le monde, de la beauté…
Un grand livre résumé en une phrase.
Dans “L’Enracinement”, son “grand œuvre” inachevé, Simone Weil met en place un véritable programme propre à réinsuffler une “âme” à la société.
La notion d’obligation prime celle de droit, affirme Simone Weil. Pour Pierre Pachet, l’enracinement que conceptualise la philosophe est certes une libération mais aussi une exigence.